goma: les activistes de droits de l’homme du club de droit inernational humanitaire (club DIH), menacés de mort

Le Club du Droit International Humanitaire Asbl, une organisation congolaise de défense et plaidoyer en Droits de l’Homme ayant son siège à Goma sur Route Sake, N- 3 Avenue Katoyi, Commune de Karisimbi, Ville de Goma et oeuvrant dans les provinces du Nord et Sud Kivu. denonce les menaces de mort dont les membres du Club DIH sont victimes

De l’historique sur le noeud du problème

En effet, dans le cadre du projet de recherches sur l’Etat de droit, l’équipe de recherches du Club du Droit International Humanitaire  (Club D.I.H) dirigée par ABASSA BYENDA Nephtaly avait effectué la visite de prison en début Septembre 2018 et débuté avec les cachots informels de la PNC dans les communes de Karisimbi et de Goma dont la p2 du 20 au 30 Octobre 2018.

Le 28 Octobre 2018, un rasta Hakim Muyeye communément appelé Bob Meloman a été retrouvé mort dans la cellule de la p2. Le chef de la P2 Amisi Ntumba a rapporté que le rasta en question est mort d’ivresse dans le cachot et il a envoyé de messages au vice-gouverneur et au commissaire provincial de l’époque, aucune initiative n’a été prise pour élucider le contexte de cette mort.

Consterné par la banalisation la mort d’un citoyen dans la cellule de la police investie du mandat de protection des droits de l’homme,  ABASSA BYENDA Nephtaly a mené des investigations approfondies sur cette affaire par la technique d’interview triangulée, et ses recherches ont fait état du cas de torture subit le 27 Octobre 2018 ayant ainsi entraîné la mort de Hackim Muyeye dans le cachot de la P2.  Il a établi un rapport détaillé sur base de révélations concordantes faites par d’autres survivants de sévices corporels et de certains policiers consciencieux qui, ont décrit le rôle actif d’un commandant adjoint de renseignement de P2 Goma dans la torture de défunt. 

En Décembre 2018, le Club D.I.H a transmis le rapport retraçant les faits à l’auditorat militaire en lui demandant de diligenter une enquête officielle là-dessus mais aucune suite n’y était réservée à cette époque là.

Le 3 Janvier 2019,  ABASSA BYENDA NNephtaly a relancé le rapport avec une lettre adressée à l’Auditeur Militaire Supérieur en termes de plaidoyer.  Il y a eu de tractations intempestives quand à l’enquête sur ce dossier mais l’Auditeur a fini par envoyer le dossier en fixation à la Cour Militaire de Goma en Avril 2019. En Mai l’affaire a semblé évoluer avec la confrontation de parties et témoins que le Club avait aidé l’Auditorat à identifier et qui ont confirmé la raison de la torture n’étant rien d’autre que l’orientation sexuelle de Hakim Muyeye. C’est ainsi que le cet officier de renseignement du P2 Goma avait découvert que ABASSA BYENDA Nephtaly le chargé des recherches est l’auteur du rapport derrière l’enquête  ouverte contre lui et son équipe. En Mars 2019,  ABASSA BYENDA Nephtaly a été enlevé, détenu arbitrairement par les éléments de la P2 et qui lui ont torturé et puis relâché après lui avoir promis la mort  à lui et à sa famille si jamais il n’arrête pas de faire le suivi du dossier RP053/019, pendant devant la Cour Militaire de Goma, prétendument  pris en délibéré depuis Mai 2019 et qui, n’a jamais connu aucune décision judiciaire.il sied de rappeler que les agents de la P2, seraient encore présumés avoir assassiné un des enquêteurs  du club DIH devant sa maison et lui avoir pris son telephone dans lequel se trouvait un enregistrement des témoins oculaires de fait, mais ils demeurent impunis alors que le Club avait formulée une plainte à l’auditorat militaire en Juillet 2019, renseigne le coordonnateur de cette ASBL de défense des droits humains.

Des menaces des morts contre ces activistes des droits humains

” Personnellement, le mercredi 09 septembre 2020 dans l’après-midi et le soir,  j’ai reçu 4 appels anonymes de la part des inconnus qui menacent  de me tuer si je ne leur donne pas les informations sur comment trouver ABASSA BYENDA Nephtaly qui’ils recherchent un an durant. Je profite de cette occasion pour demander aux autorités politiques , administratives et judiciaires de s’impliquer dans ce dossier afin de garantir ma sécurité comme coordonnateur du Club DIH et celle de membres de mon organisation parce que depuis un temps un numéro m’appelle et me menace à mort si je n’arrive pas à dire où est Mr Abassa Byenda Nephtaly et je ne me sent pas du tout en sécurité “.  a indiqué sur Simba FM Goma le coordonnateur du club DIH RDC Josias LWAYESU NAMUNINGA qui compte dans les jours à venir saisir le parquet de Grande Instance et porter plainte contre l’inconnu afin qu’il déniche cette personne qui est en train de s’apprendre aux défenseurs de droits de l’homme. ” Et si rien n’est fait de ce coté là, c’est-à-dire que les défenseurs des droits humains sont laissés seuls face à la violence. De ce fait, je vais saisir les organisations partenaires de la société civile et la section de protection du BCNUDH de la MONUSCO pour que toutes ces instances puissent s’impliquer dans ce dossier”, a-t-il conclut. 

Dido Kayembe

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